CFP: Le XIXe siecle en lumiere, 18-19 May 2017, Rennes

CFP: Le XIXe siecle en lumiere: redecouverte et revalorisation de l’enluminure medievale en France au temps du livre industriel
Deadline for Proposals: 5 October 2016
Conference Date: 18-19 May 2017
Conference Venue: Universite de Rennes 2

Moins connu que la réhabilitation de l’architecture gothique ou la redécouverte des tableaux des Primitifs, le regain d’intérêt pour l’enluminure médiévale fut pourtant l’une des manifestations majeures du vaste mouvement de « retour au Moyen Âge » qui gagna l’Europe presque toute entière au XIXe siècle. Mais si ce phénomène est aujourd’hui bien identifié pour l’Angleterre et la Belgique, les recherches spécifiques sur la France demeurent encore peu nombreuses malgré un patrimoine exceptionnel.

En lien avec l’exposition “Trésors enluminés de Normandie” qui se tiendra au Musée des Antiquités de Rouen du 5 décembre 2016 au 19 mars 2017, ce colloque a pour ambition d’établir une première synthèse d’envergure sur la connaissance et la compréhension que les Français avaient de cet art, des années 1800 jusqu’à la veille de la première guerre mondiale, en envisageant le problème sous tous ses aspects, depuis la bibliophilie jusqu’aux entreprises éditoriales, en passant par les travaux d’érudition ou encore la pratique artistique. La réflexion s’articulera autour de cinq axes dont l’examen conjoint devrait aboutir à une approche globale du sujet.

Axe 1 : Les précurseurs L’engouement de la France du XIXe siècle pour l’enluminure médiévale est le résultat d’un processus qui avait émergé bien avant, au XVIIe siècle, dans le milieu des antiquaires, autour de personnalités comme Fabri de Peiresc et surtout François-Roger de Gaignières. Une mise au point préliminaire sur l’intérêt et la compréhension de cet art au XVIIe et au XVIIIe siècles s’avère donc nécessaire pour mieux appréhender les enjeux du siècle suivant.

Axe 2 : Marché de l’art et collectionneurs Il s’agira d’analyser ici la place du manuscrit à peintures dans les catalogues de ventes et dans les collections privées françaises du XIXe siècle. La valeur marchande acquise par l’enluminure médiévale entraîna l’apparition sur le marché de l’art de miniatures découpées. Le processus qui mena à ces démembrements, l’usage et la fonction de ces nouvelles pièces de collections seront à éclaircir. Autre conséquence de l’augmentation de la valeur marchande de l’enluminure médiévale à interroger : la fabrication de faux manuscrits et de fausses miniatures du Moyen Âge.

Axe 3 : Le regard des érudits L’intérêt des historiens et des historiens de l’art pour ces œuvres fut divers. Certains, dans le prolongement de Bernard de Montfaucon, s’emparèrent de ces images à des fins prosopographiques dans le but d’étudier les mœurs de leur nation passée. D’autres, se mirent à s’intéresser au style et à l’iconographie de ces peintures. Il s’agira d’étudier ici les travaux de ces érudits dans leur ensemble, non seulement leurs textes, mais aussi la place qu’ils ont donnée à l’image dans la publication de leurs ouvrages.

Axe 4 : Fac-similés et copies Signes de l’engouement du public pour cet art : le nombre de fac-similés édités et de miniatures reproduites dans les publications. On pourra s’interroger sur la fonction de ces copies, leur fidélité à leur modèle ainsi que le rôle des nouvelles techniques, en particulier la chromolithographie et la phototypie, dans la perception et la diffusion de ces images.

Axe 5 : Les artistes et l’enluminure médiévale L’enjeu de ce dernier axe de réflexion est d’analyser comment les artistes français du XIXe siècle se sont réappropriés ces œuvres et comment ils ont réadapté ces sources pour leurs propres créations. Les actes du colloque feront l’objet d’une publication.

Modalités de soumission : Les propositions de communication sont à envoyer sous la forme d’un résumé (3000 signes maximum, espaces compris), en français ou en anglais, avec un C.V. court (1 page), aux deux adresses suivantes : marie.jacob-yapi@univ-rennes2.fr et nathalie.pineaufarge@gmail.com avant le 5 octobre 2016. Les propositions devront mentionner clairement l’axe dans lequel elles s’inscrivent.

Comité d’organisation : Marie Jacob (Université Rennes 2) Nathalie Pineau-Farge (Institut catholique de Paris) Comité scientifique : Bruno Boerner (Université Rennes 2) Marie Jacob (Université Rennes 2) Nathalie Pineau-Farge (Institut Catholique de Paris) Patricia Plaud-Dilhuit (Université Rennes 2) Isabelle Saint-Martin (Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris) Dominique Vanwijnsberghe (Institut Royal du Patrimoine Artistique, Bruxelles)

 

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